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01 juin 2007
Le Travail, c'est la Santé!...
Depuis plusieurs semaines, on parle de la défiscalisation des heures supplémentaires et on se pose beaucoup de questions.
Cette mesure phare de Nicolas Sarkozy doit permettre d’ apporter de la croissance et du pouvoir d’achat aux salariés.
Mais, les salariés auront ils vraiment le choix de " travailler plus pour gagner plus " ?
Il n’existe en aucun cas, dans le Droit Social une clause de "volontariat pour faire des heures supplémentaires "... Jusqu'à nouvel ordre, les heures supplémentaires sont fonction de l'activité de l'entreprise, donc du carnet de commandes...
De plus, il me semble qu’il y a bien, au sein de l’entreprise, un lien de suborbination qui régit le relation de tout salarié avec son employeur, alors si les heures supplémentaires peuvent être effectuées sur la base du volontariat, un salarié à qui l'employeur demande d'en effectuer ne peut pas le refuser !
Ce projet peut surtout remettre en cause le principe d’égalité devant l’impôt sur le revenu... il y a des salariés qui ne vont pas profiter de cette mesure (si l’entreprise a une faible activité, peu de commandes...) mais qui par contre, vont en payer le coût en tant que contribuables...les autres, plus " chanceux ", verront leur pouvoir d’achat augmenter...
Qu'advient il aussi des cotisations pour la retraite? Si les entreprises ne paient aucune charge et l'employé ne paie aucune taxe sur ces heures, dans quelques années il n'y aura aucun argent dans le fonds de retraite !
Pour conclure, il y a surtout un effet "pervers" de cette mesure sur l'emploi: si l'heure de travail supplémentaire devient moins chère que l'heure normale, les entreprises vont faire faire plus d'heures supplémentaires à leurs salariés plutôt que d'embaucher! D'un côté, il y aura donc des salariés pour qui la paye sera plus conséquente et pour les autres...ils vont rester sur le bord de la route, beau principe d'Egalité des Chances...
Alors, d'après-vous, exonérer les charges des heures supplémentaires peut créer des emplois ? ...
11:49 Publié dans REFLEXIONS | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
Commentaires
cette démarche qui consiste à dire "travailler plus pour gagner plus" est une belle supercherie...c'est 1 marché de dupe et ce sur plusieurs niveaux de lecture...ceux que tu viens d'énoncer ...et un qui me rend très réactif :"travailler plus", c'est poser le problème au mauvais endroit!....
C'est parler du travail en terme uniquement de quantité...comme si mon travail n'avait de "valeur" qu'en "quantité"...ce qui exclus par là même "la valeur", puisque la "valeur" est liée à "la qualité"...
Et c'est là qu'il y a supercherie...
Ce que je demande c'est bien que ma BASE "QUALITE/VALEUR" de travail soit prise en compte pour définir mon pouvoir d'achat...
"la médiocrité" même en quantité ne donne qu'une valeur médiocre...c'est économiquement IDIOT...
A Bercy, il a été ministre de quoi Sarkosi ??? ALAIN
Ecrit par : bordeau alain | 31 mai 2007
cette mesure n'est pas faite pour creer de l'emploi mais pour faire gagner plus a ceux qui travaillerons plus.
Ce qui est sur c'est quelle est contraire au bon sens dans un pays ou la misère gagne du terrain tous les jours
Ecrit par : pierrot le zygo | 31 mai 2007
On est d'accord Alain!
A propos de la défiscalisation des heures sup , tout le monde ne sera pas gagnant dans cette histoire, on le sait!
Et puis, les heures sup., c'est quoi ? Tout simplement la rémunération du travail à SA JUSTE VALEUR ! Donc je ne vois pas en quoi c'est une énorme avancé au niveau de l'augmentation des salaires!
belle supercherie! Et cette mesure, à mon avis, n'apporte rien de plus à la "valorisation du travail" que beaucoup de nos concitoyens aspiret...
Bye
Ecrit par : alexandra | 31 mai 2007
C'est exact Pierrot, et on veut nous faire croire que c'est une super mesure!
Ces heures supplémentaires, ne concernent, il faut le savoir, ni les salariés à TEMPS PARTIEL(les heures complémentaires au-delà de la durée du travail prévue dans le contrat de travail ne sont pas majorées), ni les salariés dont le temps de travail est ANNUALISE par un accord d'entreprise...
Ecrit par : alexandra | 31 mai 2007
(Infos AFP)
Le gouvernement a décidé de mettre tous les salariés en position de "travailler plus", en annonçant jeudi que les CADRES et les salariés à TEMPS PARTIELS seraient eux aussi concernés par l'exonération fiscale et sociale de leurs heures supplémentaires.
En meeting à Wasquehal, près de Lille, pour les législatives, François Fillon a annoncé que la détaxation des heures supplémentaires "bénéficiera aux salariés à temps plein mais aussi à ceux qui travaillent à temps partiel".
"Les cadres seront également concernés parce qu'il ne s'agit pas de retenir une demi-mesure, mais bien de montrer concrètement que dans tous les cas, c'est le travail qui paie", a ajouté le Premier ministre.
"La liberté, c'est celle de choisir son temps de travail, par un dialogue entre le chef d'entreprise et le salarié", a poursuivi M. Fillon. "Et le chemin de cette liberté, c'est le dialogue social: à l'inverse des socialistes qui ont imposé les 35 heures à tout le monde, sans discussion, nous voulons mettre le dialogue social au coeur de notre démarche de réforme, afin de trouver un équilibre qui convienne à chacun", a-t-il ajouté.
Mesure-phare du programme Sarkozy, la détaxation des heures supplémentaires doit faire l'objet d'une loi cet été, qui ne remet pas en cause directement les 35 heures mais faciliterait des horaires de travail plus longs.
Plusieurs questions restent en suspens. L'exonération de cotisations sociales sera-t-elle totale ? Comment sera-t-elle compensée auprès des organismes de protection sociale ? Comment garantir aux salariés la possibilité de refuser de faire des heures supplémentaires ? Quid de l'égalité devant l'impôt ? La liste n'est pas exhaustive.
Ces interrogations seront au coeur des échanges de travail informels prévus ces prochains jours au ministère de l'Economie et de l'Emploi, entre l'équipe de Jean-Louis Borloo et les responsables patronaux et syndicaux.
L'équation s'annonce compliquée sur le plan juridique, financier et politique, tant les exigences sont contradictoires. A ce stade, aucun arbitrage n'a été fait, a-t-on souligné jeudi soir à l'Elysée.
Outre qu'il faudra tenir compte des différents statuts dans l'emploi, temps partiel, forfait jour, temps de travail annualisé, le gouvernement devra faire attention aux effets pervers.
Le syndicat des cadres CFE-CGC a ainsi pointé "le risque fort" que l'exonération des heures supplémentaires rende "encore plus complexe le paysage social, tout en continuant à déstabiliser les régimes sociaux".
L'Ugict-CGT (professions intermédiaires et cadres de la CGT), a jugé cette nouvelle exonération de cotisations sociales "particulièrement malvenue" compte tenu des finances instables des régimes de retraites complémentaires (Agirc).
Au-delà, ce syndicat s'est fait l'écho du souci de nombreux cadres de ne pas voir mis en péril le difficile équilibre entre vie professionnelle et personnelle gagné avec la réduction du temps de travail (RTT).
Selon un sondage réalisé en mars par l'institut CSA, 61% des cadres préfèrent conserver leurs jours de RTT plutôt que les monnayer.
La CGPME (patronat des PME) a pour sa part demandé jeudi le maintien d'un régime dérogatoire pour les petites entreprises qui paient les heures supplémentaires moins cher que les entreprises de plus grande taille.
Ecrit par : alexandra | 01 juin 2007
(Info Actu Chomage.org)
"Une première grève contre les heures supplémentaires obligatoires.
En conflit depuis lundi avec leur direction, les salariés de la brasserie Kronenbourg d'Obernai (Bas-Rhin) dénoncent les heures supplémentaires obligatoires et les cadences infernales.
Depuis la fermeture l'an dernier de l'usine de Champigneulles, Obernai est devenu le seul site de production de Kronenbourg (Scottish & Newcastle) en France, avec pour conséquence la dégradation des conditions de travail de ses salariés. "Nous devons faire face à un surcroît d’activité, les gens travaillent tous les samedis et ils n’en peuvent plus", explique la CGT.
Lundi, à l'appel d'une intersyndicale CGT, CFDT et FO, le service de production s'est donc mis en grève pour protester contre "les cadences infernales" et "les heures sup" obligatoires, réclamant pour ces dernières que le principe du volontariat soit maintenu. Ils demandent l’"amélioration de leurs conditions de travail" par le biais d’"embauches supplémentaires" ainsi qu'une prime individuelle de 120 € par mois. Les négociations entre syndicats et direction n'ayant pas abouti, le mouvement s'est durci mercredi matin : "Les salariés ont refusé les propositions de la direction, qui n'avaient rien à voir avec ce qu'ils réclamaient", a indiqué le délégué CGT. Selon lui, la production sur le site est "totalement arrêtée" et le pourcentage des grévistes atteint désormais 90%.
Véritable pied de nez au slogan sarkozyen, ces salariés nous disent qu'avant de travailler plus pour gagner plus, ils aimeraient surtout travailler mieux. De même, il est important de rappeler que la durée moyenne du travail en France n'est pas de 35 heures mais de 39 heures pour les salariés à temps complet et 23,2 heures pour les temps partiels, bien plus que nos collègues britanniques ou danois. Egalement, souvenons-nous que la population active n'a pas massivement voté pour notre nouveau président de la République, dont une importante partie de l'électorat était constituée… de retraités."
Ecrit par : alexandra | 07 juin 2007
La pression retombe chez Kronenbourg!...
(Infos La Tribune.fr - Catherine Delgado)
"Les Kronenbourg obtiennent le retour du volontariat pour les "heures sup"
Les salariés de la brasserie d'Obernai (Bas-Rhin) ont voté jeudi soir la fin de la grève qui durait depuis lundi. Ils protestaient contre les cadences de travail et l'obligation d'effectuer des heures supplémentaires depuis le mois de mai.
Les salariés de la brasserie Kronembourg d'Obernai (Bas-Rhin), détenue par l'actionnaire Scottish et Newcastle, ont obtenu satisfaction après quatre jours d'une grève qui a mobilisé 90% du personnel, selon la CGT. Les grévistes protestaient contre l'obligation d'effectuer des heures supplémentaires depuis mai, alors que le volontariat était la règle auparavant, ainsi que contre les cadences de travail qu'ils estiment intenables. Ils ont voté jeudi soir à l'unanimité la reprise du travail.
"Le travail a repris officiellement sur le site d'Obernai depuis 5 heures" a indiqué à l'AFP André Tillard, délégué syndical CGT. Cette décision est intervenue après une réunion de plusieurs heures avec la direction, qui a finalement accepté de satisfaire les révendications des grévistes. Ainsi, le protocole de fin de conflit, qui doit être signé vendredi matin par les syndicats et la direction, prévoit l'arrêt du "non-volontariat" pour les heures supplémentaires et l'embauche d'une trentaine de jeunes afin d'améliorer les conditions de travail. Les salariés recevront également une prime de 1.500 euros sans condition, alors que la direction souhaitait préalablement conditionner le versement de cette prime à la réalisation des objectifs de production.
Pour tenter d'enrayer le malaise des salariés, la direction compte également organiser des "réunions d'expression" dans les différents services. La brasserie d'Obernai, qui emploie environ 750 personnes dont une centaine de précaires, est aujourd'hui le seul site de production de Kronenbourg depuis la fermeture d'une usine en Meurthe-et-Moselle en 2006. "1,2 million d'hectolitres ont été rapatriés ici à la fermeture du site de Champigneulles en décembre 2006 mais on travaille avec des effectifs identiques", constate André Tillard. Ce qui se traduit, pour les salariés, par des semaines de 48 heures, avec les samedis systématiquement travaillés. Cela s'ajoute au fait que depuis plusieurs années, affirment les salariés, la charge et le rythme de travail sont de plus en plus soutenus."
Ecrit par : alexandra | 08 juin 2007






